Elle est à 640 mètres au dessus du niveau de la mer.

Gorges
du Rhumel
Bâtie sur un site exceptionnel : un majestueux rocher situé sur les deux rives de l'oued Rhumel.
Elle
est cernée par de véritables obstacles naturels (le ravin de Kaf
Chkara, en est le meilleur exemple). La ville a connu une extension
tout azimuts : au sud vers le haut plateau d'Ain El bey, au nord vers
la montagne djebel Wahche.
Constantine
jouit d'un climat méditerranéen assez contrasté et caractérisé par une
chaleur de 30°C en été et un froid de 0°C à 12°C en hiver.
Le site défensif du rocher incita les anciens à s'y installer et les populations
qui se sont succédées lui ont changé son aspect architectural.
Cirta
antique
Durant son passé la ville fut soumise à diverses influences : phénicienne, romaine, vandale, byzantine, arabe, ottomane et française.
Le site de Constantine est connu depuis environ 3000 ans avant J.C.. Les hommes préhistoriques étaient des véritables habitants comme le démontre le mobilier archéologique trouvé dans les grottes du mouflon et des ours qui se trouve actuellement au musée Cirta de la ville.
Constantine, jadis Cirta (du mot phénicien dérivant de Kart qui signifie : ville) fut la capitale des rois numides notamment Gaïa, son fils Masinissa (-202 à -148 avant J.C) et le petit fils de ce dernier Jugurtha (-118 à -105 avant J.C). L'époque numide se reconnaît aujourd'hui à travers le mausolée de Masinissa situe à quelques kilomètres de l'actuelle Constantine.
Après la chute de Carthage (-46 avant J.C) les romains entrèrent à Cirta et s'y installèrent jusqu'à l'an 427 où l'empereur Constantin le Grand reconstruira la ville et la baptisa Constantine en l'an 313. La ville romaine s'étendait en forme de noyau avec une banlieue sur les deux rives du Rhumel, riche en luxueuses résidences, ces ruelles bien alignées étaient pavées de pierres taillées. La ville comportait nombres de structures sanitaires et de bains. Parmi les traces de cette période on identifie, l'aqueduc romain, le pont d'Antonin (sous l'actuel pont de Bab el Kantara), les bains de césar et le jardin de Salluste.
Les vandales occupèrent la ville entre 432 et 534 et ne laissèrent aucune trace qui témoigne de leur passage, d'ailleurs le prêtre marseillais Salvien disait que Dieu s'est servi des vandales pour punir l'Afrique. Les byzantins occupèrent la ville entre 534 et 674 et quittèrent les lieux avec l'arrivée des arabes en Afrique du nord.
Constantine conquise par les arabes musulmans fut gouvernée par plusieurs wali dépendant de Bagdad et de Damas (capitales respectives des abbassides et des ommatidies). Elle fit parler d'elle au IXe siècle et fut la ville la plus importante après Tunis et Bejaia les arabes utilisant les ruines laissées par les romains et les byzantins ont reconstruit la ville caractérisée à cette époque par ses étroites ruelles sinueuses et son architecture orientale.
Avec l'arrivée des ottomans en 1517 la ville devint

Palais
du Bey
la capitale du beylik de l'est (le palais du Bey étant le siège du pouvoir local) . Le nouveau mode de vie, l'organisation urbaine de Constantine va se refléter sur les comportements des citadins. Mosquées et souks devinrent

des pôles essentiels dans le quotidien des constantinois ainsi que la grande mosquée et les petits commerces structurées autour d'une même activité (bijoutiers, tanneurs, bouchers…) étaient les lieux de rencontre des populations. Conquise en 1837 par l'armée française après deux sièges la ville d'Ahmed bey connaît un grand bouleversement social et architectural, la veille ville arabo-musulmane subit de plein fouet ce changement brutal. Trois grandes artères bordées de nouvelles constructions au style européen apparaissent au détriment des anciennes habitations.

Artères
dans la veille ville
De nouveaux quartiers destinés aux arrivants sont bâtis sur les faubourgs de la ville qui prend peu à peu l'aspect européen tout en gardant son statut de capitale de l'Est algérien. L'impact de cette période qui dura jusqu'en 1962 est très visible sur le tissu urbain de la ville notamment de nombreux ponts enjambant l'oued Rhumel (pont de Sidi Rached, pont El Kantara, pont de l'ascenseur, pont suspendu Sidi M'Cid).

Pont
El Kantara
L'ère post-indépendance est fortement imprégnée par la volonté de construire plus pour répondre au besoin de la population en matière de logements, alors de nouvelles cités apparaissent sans grande considération de l'aspect architectural.

Vue actuelle.
L'exode rural entraîna l'encerclement de la ville par des bidonvilles et des habitations informelles. Récemment rasés et la population relogée dans des cités modernes. D'autre part la mosquée Émir Abdelkader et l'université Mentouri représentent respectivement des chef-d'oeuvre de l'architecture musulmane et moderne.

Vue intérieure
de la mosquée Émir Abdelkader
Constantine d'aujourd'hui compte environ 800 000 habitants est une agglomération plus au moins homogène avec un style de différentes époques. La ville est orientée vers des activités économiques centrées sur le commerce et l'industrie.
Meradji Kamel
- lycée Bouali Saïd - Nouvelle Ville
k.meradji@laposte.net
Hichem kamel - lycée Ibn-Badis - Constantine
ÉVOLUTION DE CONSTANTINE
Constantine
troisième grande ville d'Algérie, se situe entre la latitude 36°2' et la longitude
7°3' en plein centre de l'est algérien (le constantinois) distante de 431
kilomètres d'Alger
et de 89 kilomètres de la Méditerranée.